Sylvie Plane - membre du Conseil Supérieur des Programmes

Sylvie Plane, vous venez d’être nommée membre du conseil supérieur des programmes installé le 10 octobre 2013 par Vincent Peillon, Ministre de l’Education Nationale.

Quelle est la composition du Conseil Supérieur des Programmes ?

« Le Conseil supérieur des programmes est une instance indépendante dont les membres sont nommés pour 5 ans : 10 personnalités nommées directement par le Ministre de l’Éducation Nationale et 3 députés, 3 sénateurs, 2 membres du Conseil Économique Social et Environnemental désignés par leurs pairs. »

Pouvez-vous nous définir les missions de ce conseil ?

« Le CSP a été créé afin de garantir la transparence et la qualité du processus d’élaboration des programmes scolaires. Son objectif est de veiller à la cohérence du parcours de l’élève. Quatre grandes missions lui sont confiées :

- assurer la cohérence entre les programmes scolaires et le socle commun qu’il s’agira de redéfinir ;

-  fournir à l’intention des professionnels de l’éducation des indications qui soient précises tout en laissant place à l’initiative et à la liberté pédagogique ;

- assurer la lisibilité des programmes en les rendant clairs et en les accompagnant de documents qui aideront aidant à leur application et seront évolutifs ;

- assurer la cohérence entre l’enseignement, les dispositifs d’évaluation et la formation. »

Quel rôle y tenez-vous dans son fonctionnement ?

"J’ai en charge le dossier de l’école maternelle, mais la construction est collective et chacun apporte son expertise. Le Conseil se réunit en plénière tous les quinze jours. Il auditionne des spécialistes ou des représentants d’instances qui demandent audience. Il reçoit aussi des contributions. Son action se fonde également sur les 70 000 réponses d’enseignants à l’enquête sur les programmes de 2008."

Quelles plus-values pensez-vous apporter à ce conseil au regard de votre parcours professionnel ?

Agrégée de grammaire et titulaire d’un doctorat études grecques, Sylvie Plane est professeur des universités en sciences du langage. Elle enseigne actuellement à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) de Paris – où elle est responsable du master "Enseignement, éducation, médiation" (EEM) – ainsi qu’à l’université Paris-Sorbonne.

" J’ai l’expérience de l’élaboration des programmes de 2002. Je suis chercheure spécialiste du langage mais j’ai aussi une vision longitudinale de l’enseignement qui va de la petite section à l’enseignement supérieur, une vraie connaissance des classes et des points de repère internationaux. "

L’ESPE constitue-t-il un apport dans ce projet ?

« Enseigner à l’ESPE permet de mesurer les besoins, d’avoir un retour direct des étudiants et des professionnels par le biais de la formation continue. »

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